déc 092012
 
Community

Annoncées jeudi dernier, les communautés Google+ ont fait leur apparition vendredi et provoqué une véritable frénésie parmi les fans du réseau social de Google.

Les Communities sont des groupes thématiques qui permettent de développer son graphe d’intérêt, indépendamment des cercles. Ainsi, les discussions peuvent désormais avoir lieu dans des espaces dédiés rassemblant des passionnés au lieu de « polluer » la timeline générale. A l’intérieur d’une communauté, l’administrateur (owner) peut créer des catégories permettant aux membres de filtrer le contenu, il peut également créer des événements et des hangouts (chat vidéo) réservés à sa communauté.

Quatre types de communautés sont au choix:

  • Communauté publique. Chacun peut en faire partie. Tout le contenu est indexé et visible dans les résultats de recherche sur Google+ ET sur Google tout court (imaginez le potentiel).
    • Avec publication. Les membres de la communauté peuvent contribuer et publier du contenu.
    • Sans publication. Les membres peuvent seulement commenter (le contenu est créé par les modérateurs).
  • Communauté privée. On peut la rejoindre sur invitation/acceptation de l’administrateur ou d’un modérateur1. Le contenu n’est pas indexé et, par conséquent, reste invisible dans les résultats de recherche.
    • Communauté visible. N’importe quel utilisateur Google+ peut trouver la communauté via le moteur de recherche et demander à la rejoindre.
    • Communauté invisible. La communauté elle-même n’apparaît pas dans les résultats de recherche.

Attention toutefois, le premier choix (public vs privé) est définitif. Une fois le choix confirmé, on ne peut plus changer d’avis.

Alors que la publication de contenu sur les pages Google+ était réservée aux administrateurs, les communautés permettent à tous les membres de participer (pour autant qu’on ait choisi le bon type ci-dessus). Ces derniers peuvent contribuer directement depuis la page d’accueil, sans se rendre sur la communauté. Ils peuvent même publier directement par le bouton +1. Ainsi, c’est désormais un jeu d’enfant d’alimenter une communauté en trois clics, au fur et à mesure de ses découvertes sur le web.

Avec cette nouvelle fonctionnalité, Google prend une longueur d’avance sur ses principaux concurrents, Facebook (très orienté vers le graphe social) et Twitter (très ouvert et peu configurable). La possibilité de créer des hangouts au sein d’une communauté, impossible sur Facebook et Twitter, rend le mécanisme encore plus intéressant.

Evidemment, tout n’est pas (encore) parfait. Par exemple, les communautés sont pour le moment identifiées par un nombre seulement (celui qui apparaît dans l’URl). Par conséquent, il y a déjà un grand nombre de communautés qui portent toutes le même nom. Tout ce que vous publiez dans une communauté publique apparaît automatiquement dans votre profil ce qui peut être gênant selon le volume de contenu. Des problèmes que Google devra solutionner rapidement. Enfin, les communautés génèrent beaucoup de spam. En effet, chaque invitation à rejoindre une communauté atterrit directement dans votre boîte Gmail. Les célébrités du web ont vu la leur exploser ces trois derniers jours! Heureusement, un remède existe: Google a eu la bonne idée d’inclure les Communities dans les paramètres de compte Google, notamment pour ce qui concerne les notifications. Voici comment procéder.

De plus en plus d’utilisateurs de Facebook, moi y compris, commencent à être las de son interface veillissante, de son obsession de la publicité, d’un EdgeRank de plus en plus restrictif et d’un Reach en chute libre; je ne parle même pas des incessants changements dans les conditions générales d’utilisation et des curieux appels au vote. Même si Facebook dispose encore d’une confortable avance, l’accumulation des contraintes finira par faire fuir les utilisateurs. Beaucoup considèrent désormais l’expérience Google+ comme plus agréable, l’interface plus soignée, les fonctionnalités plus orientées vers les attentes des internautes. Il ne leur manque plus que la version mobile des Communities (qui devrait arriver) et surtout l’ouverture de l’API en écriture.

Les 500 millions d’utilisateurs annoncés (+25% durant les trois derniers mois) disposent désormais d’un outil communautaire efficace. 235 millions seraient actifs de façon indirecte (bouton +1, hangout via Gmail, etc) et 135 millions sur l’interface Google+. A ce rythme, la mort de Google+ n’est pas pour tout de suite et la ville fantôme devrait encore valoir quelques cauchemars à Mark Zuckerberg.

Pour terminer, je vous recommande trois vidéos. La première est un hangout qui donne quelques indications intéressantes sur le développement et les fonctionnalités moins évidentes des Communities: première partie, seconde partie. La troisième vidéo est une démo pour découvrir les Communities.

Notes

1L’administrateur peut promouvoir n’importe quel membre de sa communauté au rôle de modérateur. Le modérateur pourra inviter de nouveaux membres.

  3 Responses to “Les communautés Google+”

Comments (3)
  1. Super article. Merci pour l’update et les perspectives. Je partage l’avis de l’intérêt montant de Google+ pour gérer des communautés thématiques.

  2. Bonjour,

    J’ai crée une communauté « table d’hôtes », peut être un peu trop vite…
    Je ne trouve pas où aller pour m’inscrire en tant que modérateur,
    pouvez-vous m’aider?
    Merci :)

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